⚡ L'essentiel en 60 secondes
  • 43 886 cartes professionnelles au 1er janvier 2026, en baisse de 1,4 % sur un an : le secteur continue de se contracter (données CCI, janvier 2026)
  • 59 % des professionnels sont désormais des indépendants et non des salariés d'agence : le métier change de forme (données CCI, janvier 2026)
  • 240 procédures collectives d'agences au 1er trimestre 2026, en recul de 23 % sur un an, après le pic de 2024 (Altares, avril 2026)
  • En 2024, 1 232 agences avaient été placées en procédure collective, soit 225 % de plus qu'en 2023, du jamais vu depuis 2009 (Altares)
  • Un marché « convalescent au bord de la rechute » : 17 000 ventes perdues en deux mois et une prévision 2026 ramenée à 900 000-920 000 transactions (FNAIM, juin 2026)
  • Seulement 46 % des Français jugent acceptables des honoraires de 3 à 5 %, pourtant loin des 5 à 7 % pratiqués par les agences traditionnelles (iad / Selvitys, février 2026)

Un métier bâti sur un monopole : l'accès aux acheteurs

Pendant des décennies, une agence immobilière vendait une chose avant toutes les autres : l'accès. Accès au fichier d'acheteurs, accès à la vitrine sur la rue commerçante, accès aux pages immobilières du journal local. Un propriétaire pouvait connaître son bien mieux que personne, il ne pouvait pas atteindre les acheteurs sans intermédiaire. Ce monopole de la mise en relation justifiait le reste : le mandat, l'exclusivité, la commission proportionnelle au prix.

Internet a cassé ce monopole en deux temps. D'abord les portails d'annonces, qui ont déplacé la recherche immobilière de la vitrine vers l'écran : l'acheteur ne pousse plus la porte d'une agence pour savoir ce qui se vend, il le sait avant l'agence de la rue d'à côté. Ensuite les données publiques : les prix réels des transactions, longtemps trésor de guerre des professionnels, sont consultables par tous depuis l'ouverture de la base DVF en 2019, ce qui a rendu l'estimation d'un bien accessible à son propriétaire. L'asymétrie d'information, socle du métier, s'est réduite des deux côtés.

Le modèle économique, lui, n'a presque pas bougé : une commission de 5 à 7 % du prix de vente, soit 15 000 à 21 000 € sur un bien à 300 000 €, indexée sur des prix qui ont plus que doublé en vingt ans. Tant que le marché montait et que les transactions abondaient, la contradiction restait supportable. Puis le marché s'est retourné.

2024, l'année noire : 1 232 agences emportées

Le choc de taux de 2022-2023 a fait chuter les transactions, et avec elles le chiffre d'affaires d'un secteur rémunéré au pourcentage. L'encaissement des commissions s'est tari plus vite que les charges fixes : loyers de vitrines bien placées, salaires, redevances de réseau. Le résultat s'est lu dans les tribunaux de commerce, où 1 232 agences ont été placées en procédure collective sur la seule année 2024, sauvegarde, redressement ou liquidation confondus.

Altares · UNIS, cartes CCI

La casse de 2024

1 232
Agences placées en procédure collective en 2024, un record depuis la crise de 2009
+225 %
Hausse des défaillances d'agences en un an, entre 2023 et 2024
1 600
Agences en moins au 1er janvier 2025, mesurées par les cartes professionnelles CCI
16 000
Emplois perdus dans le secteur sur la même période, selon l'UNIS
Sources : Altares (données relayées par Immomatin, 2025), UNIS sur cartes professionnelles CCI au 1er janvier 2025

Détail contre-intuitif : la casse n'a pas d'abord touché les jeunes agences ouvertes pendant l'euphorie des taux bas. Selon Altares, plus d'un quart des défaillances (27 %) concernait des structures de plus de quinze ans d'ancienneté. Thierry Millon, directeur des études d'Altares, y voit le prix d'un excès de confiance : des structures qui ont parié sur un rebond rapide du marché et conservé des effectifs et des charges calibrés pour un monde à 1,1 million de transactions par an.

L'UNIS, l'un des principaux syndicats de la profession, a chiffré la contraction par un autre bout : les cartes professionnelles délivrées par les chambres de commerce. Au 1er janvier 2025, la carte transaction comptait 1 611 titulaires de moins qu'un an plus tôt. Sa présidente, Danielle Dubrac, parlait alors d'une "hécatombe" et anticipait la poursuite de la baisse en 2025.

La décrue de 2026 n'est pas une reprise

Les chiffres récents semblent meilleurs. Sur l'année 2025, les défaillances d'agences ont reculé de 6 % (Altares). Au premier trimestre 2026, 240 agences ont fait l'objet d'une procédure, en baisse de 23 % sur un an, loin du pic de 374 début 2024 (Altares, avril 2026). La tentation est grande d'y lire la fin de la crise.

Une décrue mécanique, pas un rebond. Quand un secteur perd 1 600 structures en un an, il y a mécaniquement moins de candidates à la défaillance l'année suivante. La baisse du nombre de procédures mesure d'abord la taille du champ de ruines. Et le contexte général ne plaide pas pour un rebond : la France a enregistré plus de 71 000 défaillances d'entreprises sur douze mois au premier trimestre 2026, un niveau qu'Altares qualifie d'inédit, avec 75 000 emplois menacés, un record depuis 2009.

Côté marché, les Notaires de France comptaient 949 000 ventes dans l'ancien sur douze mois à fin mai 2026, mais notaient un net ralentissement du rythme de reprise, des prix quasi stables (+0,2 % sur un an) et des acquéreurs qui "prennent plus de temps" et "négocient" dans un environnement économique incertain (note de conjoncture, juillet 2026). Le 28 août, l'INSEE a ramené la croissance du deuxième trimestre 2026 à 0,0 %, après -0,2 % au premier. Un secteur rémunéré au pourcentage de transactions qui stagnent ne retrouvera pas son chiffre d'affaires d'avant-crise. La question n'est plus de savoir quand le modèle retrouvera 2021, mais ce qu'il devient.

Le métier se vide de ses salariés

Car le vrai mouvement n'est pas la disparition du métier, c'est sa recomposition. Les données des chambres de commerce au 1er janvier 2026 dessinent un secteur qui change de squelette.

Données CCI au 1er janvier 2026

Moins d'agences, plus d'indépendants

43 886
Cartes professionnelles en 2026, en baisse de 1,4 % sur un an
59 %
Part des agents commerciaux indépendants parmi les 143 011 collaborateurs habilités
84 470
Agents commerciaux indépendants, contre 58 541 salariés habilités
+1,3 %
Hausse du nombre total de collaborateurs habilités sur un an
Source : données CCI au 1er janvier 2026, relayées par le Journal de l'Agence, mars 2026

Lisez ces quatre chiffres ensemble : moins de cartes, autant de professionnels, mais un basculement du salariat en agence vers le statut d'agent commercial indépendant, qui représente désormais 59 % des effectifs habilités. C'est le modèle des réseaux de mandataires, sans vitrine, à charges réduites, qui absorbe les anciens salariés des agences fermées. Danielle Dubrac le disait dès janvier 2025 : les entreprises "ont revu leur modèle économique en embauchant moins de salariés" et recourent "davantage à des agents indépendants".

La vitrine sur rue, cœur du modèle historique, devient une charge que le marché ne rembourse plus. Ce qui disparaît, ce n'est pas l'intermédiation immobilière : c'est l'agence comme lieu, avec ses murs, son bail commercial et ses salaires fixes.

La commission en pourcentage, un modèle contesté

L'autre pilier qui se fissure est le prix du service. La commission proportionnelle, 5 à 7 % du prix de vente chez les agences traditionnelles, a été calibrée à une époque où l'agence assumait seule la visibilité du bien. Elle s'applique aujourd'hui à des prix qui ont plus que doublé depuis 2000, pour un travail de diffusion largement transféré aux portails.

Les vendeurs en tirent les conséquences. Dans une étude Selvitys pour le réseau iad publiée en février 2026, seulement 46 % des Français jugent que des honoraires compris entre 3 et 5 % représentent un équilibre acceptable, un niveau pourtant déjà inférieur aux 5 à 7 % pratiqués par les agences traditionnelles. Et 63 % réclament des preuves d'efficacité sur le délai de vente ou le prix obtenu avant de payer quoi que ce soit. Le réseau iad lui-même, premier réseau de mandataires français, affiche des honoraires moyens de 3,45 %, qu'il présente comme inférieurs de 12 à 15 % à ceux des agences classiques.

Quand le leader de la nouvelle intermédiation fait de la baisse du prix son argument central, c'est que l'ancien tarif ne se défend plus tout seul. Mais cette baisse ne sort pas de nulle part, et elle a un prix.

Lire →

Une guerre des réseaux au détriment du service

La baisse des honoraires ne s'est pas faite à service constant. Elle s'est faite en changeant la nature de l'intermédiaire, et cette substitution a une conséquence directe sur ce que reçoit le vendeur.

La différence est d'abord réglementaire. Détenir une carte professionnelle de transaction suppose de justifier d'une aptitude professionnelle : diplôme juridique, économique ou commercial, ou expérience validée dans le secteur. Le mandataire, lui, exerce en agent commercial sous l'habilitation du titulaire de la carte, sans condition de diplôme personnelle. Il est soumis à l'obligation de formation continue instaurée par la loi ALUR, quatorze heures par an, mais il peut entrer dans le métier sans y avoir jamais travaillé ni rien étudié qui s'en approche. La barrière à l'entrée n'est pas la même, et c'est précisément ce qui a permis aux réseaux d'absorber si vite les salariés des agences fermées et les candidats à la reconversion.

La suite est arithmétique. Une centaine de réseaux se disputent aujourd'hui les mêmes mandataires et les mêmes mandats, sur un marché de transactions qui ne progresse plus. Le recrutement devient un produit d'appel, le taux de rétrocession l'argument, et le volume la seule variable qui sauve un modèle à honoraires réduits. Dans cette course, le temps consacré à chaque vendeur se compresse : moins d'analyse du marché local, des estimations plus rapides, un accompagnement plus léger sur les visites et la négociation. Le vendeur paie moins et reçoit moins, alors même qu'une vente à l'international demande une annonce pensée pour un lecteur qui ne connaît pas la région.

Ce que ce constat ne dit pas. Il existe d'excellents mandataires, souvent d'anciens agents ou négociateurs qui ont choisi l'indépendance, et les réseaux investissent réellement dans la formation : le baromètre 2025 de La Maison des Mandataires, publié en avril 2026, revendique 43 heures de formation par an et par conseiller, trois fois le minimum légal, avec un âge moyen en hausse à 45 ans et 32 % de profils déjà issus de l'immobilier. Ce chiffre vient du secteur qui se mesure lui-même, et il décrit une moyenne, pas une garantie. Le problème n'est pas l'incompétence généralisée : c'est la dispersion. Entre deux intermédiaires au même tarif, l'écart de compétence n'a jamais été aussi large, et rien dans le tarif ne permet au vendeur de le repérer avant de signer.

Pour le propriétaire, la conclusion pratique est inconfortable. La commission classique achète un service dont la valeur devient imprévisible, et la commission réduite achète, souvent, exactement ce qu'elle coûte. D'où la question que se posent de plus en plus de vendeurs : que reste-t-il, dans cette prestation, qu'ils ne peuvent pas obtenir autrement ?

Vendre seul, un choix qui s'installe

Le troisième front est le plus ancien, et le plus souvent mal raconté. C'est l'aboutissement d'un mouvement de fond : à mesure que les outils devenaient accessibles, se passer d'intermédiaire est devenu une décision rationnelle, prise en connaissance de cause.

Les Notaires de France mesuraient 31 % de transactions conclues entre particuliers en 2016, contre 32 % en 2000. Un tiers du marché, déjà, à une époque où le vendeur ne disposait ni des prix réels des transactions, ni des modèles de documents, ni des portails d'aujourd'hui. Ce socle ne s'est pas construit au hasard, c'est le fruit d'un arbitrage réaliste.

Cet arbitrage n'a jamais été aussi favorable au vendeur. Une commission de 5 à 7 % représente 15 000 à 21 000 € sur un bien à 300 000 €. En face, les briques qui composaient historiquement le service se sont ouvertes une à une. L'ouverture de la base DVF en 2019 a mis les prix réels de toutes les transactions à disposition de n'importe quel propriétaire. Les diagnostics obligatoires, les modèles de compromis, les délais de rétractation, les obligations d'information sont documentés sur les sites publics. Et le notaire, dont l'intervention reste obligatoire, sécurise juridiquement la vente quel que soit le chemin emprunté pour trouver l'acheteur.

Les portails ont accompagné ce mouvement plutôt qu'ils ne l'ont subi, et leur trajectoire est le meilleur indicateur de la tendance. Leboncoin concentre 70,6 % du marché des annonces de particuliers. Surtout, SeLoger, portail historiquement réservé aux professionnels, s'est ouvert aux vendeurs particuliers et a capté 14,6 % de ce marché en deux ans, dépassant PAP et son offre payante (9,5 %). Au deuxième trimestre 2026, 14,5 % des nouvelles annonces de vente publiées sur SeLoger émanaient de particuliers, contre 6,4 % sur PAP. Quand la place forte des agences ouvre ses pages aux propriétaires, c'est que la demande est là, et qu'elle est durable.

Reste que ce qui pousse un vendeur à se lancer n'est pas seulement le gain financier. C'est aussi le désir de garder la main : choisir son prix sans se le faire arbitrer, parler directement aux acheteurs, décider du rythme des visites, ne pas signer d'exclusivité de trois mois sur son propre bien. Le même mouvement qui a fait basculer les agents vers le statut d'indépendant traverse les vendeurs. L'un et l'autre découlent de la même chose : quand l'accès n'est plus rare, l'intermédiation cesse d'être une obligation pour devenir un choix.

Un choix qui implique un supplément de travail bien sûr, et beaucoup préfèrent encore déléguer. Mais le vendeur autonome de 2026 n'est plus le débrouillard isolé de 2005. Il dispose des prix, du cadre juridique, des portails, et de services de diffusion qui n'existaient pas. À l'exception d'un point, où la porte est restée fermée.

Ce que l'agence vendait vraiment

Reprenons la liste de ce qui composait, hier, la valeur d'une agence, et regardons qui fournit chaque brique aujourd'hui.

Le service historiqueQui le fournit en 2026Coût pour le vendeur
Connaître les prix du marchéBase DVF, données notariales publiques, outils en ligneGratuit
Toucher les acheteurs françaisPortails d'annonces ouverts aux particuliersGratuit à quelques dizaines d'euros
Sécuriser juridiquement la venteLe notaire, dont l'intervention est obligatoireInclus dans les frais d'acte
Accompagner visites et négociationL'agence ou le mandataire, si le vendeur le souhaite3 à 7 % du prix
Toucher les acheteurs étrangersUne vingtaine de portails internationaux, par pays et par langueÀ multiplier par plateforme

Ligne après ligne, le monopole s'est vidé. L'accompagnement humain garde une vraie valeur pour qui en veut, mais c'est devenu un service parmi d'autres, choisi ou non, et non plus un péage obligatoire : vendre sans agence est aujourd'hui une méthode documentée, pas un pari. Reste que ce tableau règle la question du vendeur, pas celle de l'acheteur.

Un marché sous pression, qui n'épargne personne

Un vendeur peut aujourd'hui estimer son bien, le photographier, le diffuser et signer chez le notaire sans jamais payer de commission. Cela ne lui sert à rien s'il n'y a personne en face.

Or le marché français reste difficile, et la reprise de 2025 s'est révélée fragile. Après avoir culminé à 958 000 transactions fin février 2026, il en a perdu 17 000 en deux mois, et la FNAIM a ramené sa prévision annuelle à une fourchette de 900 000 à 920 000 ventes, soit un recul d'environ 5 % sur un an. Son président Loïc Cantin décrivait en juin 2026 un marché convalescent au bord de la rechute.

Le financement explique une grande part de ce coup d'arrêt. Les taux moyens sont passés de 3,05 % à 3,25 % en un an et pourraient atteindre 3,80 % d'ici la fin de l'année selon les projections de la fédération. Les prix, eux, paraissent tenir, avec un recul national de 0,1 % sur un an, mais la stabilité est trompeuse : avec une inflation à 2,4 %, un prix qui ne bouge pas traduit une érosion du pouvoir d'achat immobilier. Les Notaires de France décrivent de leur côté des acquéreurs qui prennent plus de temps et négocient, dans un environnement de confiance dégradée.

Le vivier d'acheteurs s'est donc rétréci, et ceux qui restent sont plus prudents, plus lents, plus enclins à négocier. La FNAIM parle d'une paupérisation de l'accession à la propriété, les ménages modestes et les classes moyennes étant les premiers écartés par la remontée des taux et les contraintes du Haut Conseil de stabilité financière.

Pour un propriétaire, une difficulté s'ajoute donc à l'autre. Économiser la commission reste un gain réel, mais il ne suffit plus : encore faut-il trouver un acheteur dont le projet tient financièrement, et ils sont moins nombreux qu'il y a cinq ans.

Sur ce point, le marché international peut constituer une ouverture intéressante. L'attrait de la France pour les acheteurs étrangers ne faiblit pas, et leur capacité d'achat obéit à d'autres ressorts : elle vient d'un patrimoine constitué ailleurs, souvent mobilisé en fonds propres, et ne dépend donc ni des taux ni du pouvoir d'achat français. Les chiffres traduisent cette déconnexion. En 2024, quand le marché français reculait de 10,1 % en volume, les acquisitions d'étrangers non-résidents ne baissaient que de 1,1 %, pour 15 490 biens et 5,8 milliards d'euros investis. Prix moyen payé : 375 455 €, soit 63 % au-dessus de la moyenne nationale.

Élargir le bassin d'acheteurs suppose toutefois d'aller les chercher là où ils sont. Un acquéreur néerlandais, britannique ou allemand cherche depuis chez lui, dans sa langue, sur les sites de son pays. Être visible pour lui demande d'être présent sur une vingtaine de plateformes, chacune avec son format, sa langue et ses règles de publication : un travail qu'aucun vendeur ne mène seul de front. C'est la porte qu'Arch & Square ouvre, en rassemblant ces diffusions en une seule opération depuis un formulaire unique, l'annonce traduite, dans le cadre d'un mandat de diffusion publicitaire sans commission sur la vente. Le vendeur garde le prix, les visites et la négociation, parce que ce n'est pas ce qu'il vient chercher. Une comparaison des deux approches montre ce que chacune couvre réellement.

Ce qui se joue là dépasse une plateforme. Chaque brique qui s'ouvre déplace la même frontière : ce qu'un vendeur paie parce qu'il ne peut pas faire autrement, et ce qu'il paie parce qu'il y trouve de la valeur. L'estimation, la diffusion, la sécurité juridique ont déjà changé de camp. L'accompagnement humain, lui, garde toute sa place pour ceux qui le souhaitent, simplement il se choisit désormais au lieu de s'imposer. C'est peut-être là le vrai visage de cette mutation : moins la disparition d'un métier que sa transformation en service que l'on retient pour ce qu'il apporte.

Cette question de la demande solvable va d'ailleurs se poser avec une acuité croissante. Les générations d'après-guerre, qui détiennent l'essentiel du patrimoine immobilier français, entrent dans l'âge de la transmission, et leurs héritiers, souvent installés loin du bien et rarement en mesure de le conserver, arriveront sur le marché en nombre. Des maisons de famille, du bâti ancien, des villages sans bassin d'emploi : exactement le profil de biens que l'acheteur français finance le plus difficilement, et que l'acheteur étranger recherche.

La visibilité internationale, sans commission.

Diffusion sur les portails où cherchent les acheteurs étrangers, depuis un seul formulaire. Traduction incluse. Coût fixe, à partir de 99 € par mois.

Voir les offres →
Lire → Lire →

FAQ : le déclin des agences immobilières en questions

1 232 agences immobilières ont fait l'objet d'une procédure collective en 2024, en hausse de 225 % sur un an (Altares). L'UNIS mesure, via les cartes professionnelles CCI, la disparition de 1 600 agences et d'environ 16 000 emplois au 1er janvier 2025. Les défaillances refluent depuis : 240 procédures au premier trimestre 2026, en baisse de 23 % sur un an.

Non. Le nombre de professionnels habilités progresse même légèrement (143 011 au 1er janvier 2026, +1,3 %). Mais la forme change : 59 % sont désormais des agents commerciaux indépendants, souvent en réseau de mandataires sans vitrine, et non plus des salariés d'agence. C'est l'agence comme lieu physique à charges fixes qui recule, pas l'intermédiation.

D'abord pour le prix : 60 % des vendeurs entre particuliers veulent éviter les honoraires, qui atteignent 5 à 7 % du prix chez les agences traditionnelles (étude iad/Selvitys, février 2026). Environ un tiers des transactions se conclut sans professionnel : les Notaires de France mesuraient 31 % en 2016, et il n'existe pas de mesure publique récente et comparable depuis.

L'accompagnement humain garde sa valeur pour qui souhaite déléguer : estimation argumentée, gestion des visites, conduite de la négociation. En revanche, la visibilité n'est plus un monopole. Les portails français sont ouverts aux particuliers, les données de prix sont publiques depuis l'ouverture de la base DVF en 2019, et le notaire sécurise juridiquement toute vente, quel que soit le chemin emprunté pour trouver l'acheteur.

Oui, mais plateforme par plateforme. Rightmove Overseas, A Place in the Sun, Kyero, Huisenaanbod, ImmoScout24 ou Green-Acres ont chacun leurs conditions, leur format, leur langue et leur tarif. Toucher réellement la demande étrangère suppose d'être présent sur une vingtaine d'entre eux, ce qui représente autant de démarches et d'abonnements. Arch & Square rassemble ces diffusions en une seule opération, dans le cadre d'un mandat de diffusion publicitaire, sans mandat d'agence et sans commission sur la vente.

Une commission d'agence traditionnelle de 5 à 7 % représente 15 000 à 21 000 € sur un bien vendu 300 000 €. Une diffusion internationale via Arch & Square coûte de 99 à 249 € par mois selon l'offre, en pack de 1 ou 3 mois, quel que soit le prix du bien. Les deux ne couvrent pas le même périmètre : l'agence accompagne, la diffusion rend visible.

Sources citées dans cet article